Présentation

Introduction

« L’Ecole des Poulains » située dans le joli petit village de Fize-Fontaine en Province ce Liège , a été créée en 2006 par sa fondatrice et gérante Valérie Binje et est avant tout un endroit où les animaux sont rois. Ils y sont heureux, bien soignés, aimés et vivent « dans un petit coin de paradis ».
C’est la condition pour pouvoir « travailler » avec eux et les enfants !
Un animal bien dans sa peau et bien dans sa tête est un gage de sécurité et c’est indispensable pour que tout se passe bien.
Il faut aussi, bien entendu, qu’il soit bien éduqué et « à l’écoute » de ce qu’on lui demande et ce qu’on attend de lui !
Mais, en général, s’il est bien traité et bien soigné, les ¾ sont déjà fait car il aimera qu’on s’occupe de lui et qu’on fasse des choses avec lui.
Il ne sera nullement exploité mais plutôt considéré comme un ami, un confident et/ou un partenaire que l’enfant n’oubliera pas !

Il y a de plus en plus d’animaux maltraités,  négligés volontairement ou par ignorance et il devient vraiment indispensable de sensibiliser les enfants à tout cela, les enfants ne sont ils pas les futurs adultes de demain ?

choco camille et joya emi et blanc

A « l’Ecole des Poulains », l’enfant va être mis d’emblée en contact avec toute une série d’animaux, du plus petit oiseau au grand cheval ;
Dès le début de l’activité, nous commençons donc par présenter les lieux et les animaux à tous les enfants : leur petit nom, un petit bout de leur histoire, les particularités de certains, les habitudes des autres etc….
C’est important car ces enfants seront en pleine nature et entouré d’animaux pendant 1 jour, une après midi ou une semaine et il est indispensable qu’ils comprennent comment « fonctionne » un animal, comment le comprendre ou comment l’aborder sans l’effrayer et sans danger !
Que peut-on faire ou ne pas faire avec lui et pourquoi ?

Notre philosophie

Tout cela est possible que si nous apprenons à ces enfants à respecter les animaux et la nature en général. Si l’enfant respecte l’animal, il pourra faire beaucoup de choses avec lui car la confiance sera là !
La confiance doit fonctionner dans les 2 sens : ils doivent pouvoir se faire confiance mutuellement sinon la relation qu’ils auront ne sera pas spontanée mais « forcée », pas naturelle et la réelle complicité qu’ils auraient pu avoir ensemble sera gâchée voir inexistante !
Avec les animaux, on ne triche pas, il faut être entier car ils ressentent la moindre émotion, la moindre peur qui est en nous et cela peut les déstabiliser. Ils sont de véritables « éponges à émotions » !
Ce n’est pas toujours facile à faire pour nous en tant qu’adulte mais par contre les enfants y arrivent très bien car ils ont encore cette spontanéité et cette transparence que les animaux apprécient beaucoup !

clara et pol  jess et lili annif 2

C’est ainsi que nous mettons une priorité à habituer progressivement l’enfant à ce qui l’attend : il ne s’agit pas de lui apprendre à monter à cheval, avant de lui avoir appris à toucher le poney sans craintes, le brosser, lui parler, l’aborder en toute sécurité !
Il ne faut pas brûler les étapes sinon on risque non seulement l’accident, mais aussi de faire passer l’enfant à côté de toute cette sensibilité, cette complicité qu’il est possible d’avoir entre 2 êtres pourtant pas si différents.

Voici quelques exemples plus concrets :
• comment aborder un poney en toute sécurité ?
Beaucoup d’enfants arrivent en courant ou en criant et pire, par derrière car la plupart ne savent pas que le poney (le cheval ou l’âne) peut shooter !
On ne leur dit pas seulement de ne pas passer derrière, on leur explique pourquoi : cet animal ne voit pas derrière lui, raison pour laquelle il peut se saisir et….shooter.

• pourquoi ce cheval m’a mordu alors que je lui donnais une carotte ?
L’enfant peut penser que cet animal est méchant, on lui explique que le cheval ne voit pas au bout de son nez donc qu’il faut bien mettre la main « à plat », s’il confond le pouce avec la carotte il ne le fait pas exprès

• quels sont les signes auxquels il faut faire attention ?

Un âne ou un poney qui baisse ses oreilles quand on l’approche, n’est pas content ou n’as pas envie qu’on l’aborde pour le moment, il risque de le faire savoir en mordant ou en shootant donc on le laisse tranquille et on viendra le voir plus tard…

emi et mimi       pierre et clo 1

On peut étendre ce même raisonnement à d’autres animaux pour insister sur cette idée de respect de l’animal auprès de l’enfant :

La traditionnelle phrase que j’entends souvent dire aux enfants c’est : « un animal n’est pas un jouet », …. c’est un peu simpliste de dire cela et beaucoup d’adultes ne s’y tiennent pas eux même sans pour autant considérer l’animal comme un jouet :
Que ce soit un lapin ou un poney qu’on aimerait avoir à la maison, les infrastructures ne sont pas les mêmes mais pourtant la philosophie oui !
Le lapin ne sera pas heureux tout seul dans une cage, le poney ne le sera pas non plus tout seul au fond du jardin !
J’admets que ce n’est pas toujours facile de créer un environnement idéal pour un animal de compagnie en se rapprochant le plus possible des conditions de vie qu’il aurait dans la nature mais n’oublions pas que ce sont nous , les adultes, qui devons montrer l’exemple à nos enfants !
Or, mettre un lapin ou un cobaye dans sa classe n’est pas un exemple, au même titre que mettre un âne tout seul chez soi pour tondre sa pelouse….mais les enfants croiront que c’est bien puisque ce sont les adultes qui l’ont dit….
Il faut faire preuve d’empathie et pouvoir essayer de se mettre à la place de l’animal pour mieux comprendre ; posons- nous la question de savoir si nous aimerions vivre ainsi ?

biquette and co tomy et cathy

Que ce soit lors d’un cour, d’un stage ou d’une toute autre animation organisée par nos soins, l’enfant sera que très rarement seul ; il sera toujours avec un autre enfant ou inclus dans un groupe ;
Les enfants apprennent beaucoup par eux même mais aussi énormément en présence d’autres enfants, que ce soit en les regardant, en s’aidant mutuellement ou en « travaillant » ensemble.
Ce n’est pas tout de respecter son environnement et les animaux qui s’y trouvent, il faut aussi et surtout savoir respecter les autres enfants présents !
Raison pour laquelle nous acceptons des élèves de 4 à 8 ans pendant les stages car l’entraide est importante : les plus grands peuvent aider les plus jeunes, les plus jeunes copient ou imitent parfois les plus grands, il existe une entraide au sein du groupe qui est bénéfique pour tout le monde !

Nous respecterons avant tout le rythme de chacun : certains enfants auront besoin de plus de temps pour prendre un lapin dans leurs bras sans avoir peur ou sans se faire griffer, tandis que d’autres se lanceront tout de suite, mais seront néanmoins guidé dans la manière de le faire !
Nous apprenons ainsi à l’enfant à vaincre ses appréhensions, mais nous lui expliquons également le pourquoi de la méthode :
(un lapin préfèrera de loin qu’on le prenne dans les bras et le rassure en le posant contre nous, qu’en le prenant par les oreilles ! …et la relation entre l’enfant et l’animal sera bien plus agréable et riche de contact ! );

L’enfant ne sera que très rarement « spectateur », il devra très vite se confronter à la situation, mettre la méthode expliquée ou montrée, en pratique seul ou avec des petits camarades ou avec notre aide. Il s’agit donc d’une participation active.
Nous sommes là pour les accompagner, les guider, répondre à leurs questions et les voir évoluer.
Les enfants éprouvent une réelle fierté quand ils réussissent à monter tout seul sur leur poney, ou quand ils savent enfin mettre le licol sans aide pour aller le cherche au pré ;
Ils développeront plusieurs aspects de leur personnalité : leur adresse, leur sociabilité, leur habileté, leur équilibre, leur faculté d’apprentissage, leur dextérité, ….
Ils en ressortiront plus fort, et auront plein de choses à raconter en rentrant chez eux.

capucine tour  bambi et hyppo

En conclusion

Récemment les animaux ont été reconnu comme des êtres vivants doués de sensibilité, enfin il était temps ! Néanmoins beaucoup de chemin reste encore à parcourir avant que cette révélation soit bien ancrée dans les moeurs et surtout respectée par tous.

Je constate encore trop souvent que les personnes qui détiennent un animal que ce soit de compagnie ou dans leur activité professionnelle, fonctionnent « à l’envers » : pensons d’abords à leur bien-être avant notre propre satisfaction personnelle; beaucoup de progrès ont déjà été fait dans ce sens, il suffit déjà de voir les différents type de cage (pour les petits animaux de compagnie, par exemple) qui existent actuellement sur le marché animalier ; elles sont plus grandes, plus adaptées, offrent plus de confort et de disponibilités, c’est déjà un grand pas; cela signifie qu’on s’intéresse aux animaux différemment, qu’on les étudie, qu’on les observe plus qu’avant et ça impliquera certainement qu’ il y aura moins « d’accidents », moins d’erreur, moins d’abandons….

On ne peut plus nier aujourd’hui que certains de nos animaux sont devenus des membres de la famille à part entière et c’est important de le rappeler régulièrement car la relation que nous avons avec eux sera bien différente qu’auparavant : ils se rapprocheront de vous mais plus uniquement quand c’est l’heure de manger ou de boire,  vous verrez qu’ils seront mieux « dans leur peau » , plus « vivants » et en pleine santé , ils vivront plus longtemps aussi, vous vous surprendrez à leur parler et vous verrez qu’ils vous « répondront » mais à leur manière par des signes, des mimiques, des attitudes , un regard….et bien d’autres choses encore que vous découvrirez pas vous même si vous resté à l’écoute et ouvert à tout ce qu’ils sont capables de vous apporter.

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